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13 juin 2020 / Les Nouvelles Calédoniennes

 

L’âme d’un terrain vague se dévoile au Centre Tjibaou

MAGENTA. Au Centre Culturel Tjibaou, l’exposition La Butte retrace la tentative d’appropriation artistique d’un espace naturel de la ville par une plasticienne expatriée, en dialogue avec les habitants.  

Aire singulière dans la ville, la grande vague herbeuse qui se lève au pied des Tours de Magenta est le thème central de l’exposition La Butte d’ Éléonore Forêt, au Centre Tjibaou. Débarquée en 2017 sur le Caillou, la plasticienne a ressenti le besoin d’un point d’ancrage. « Cet endroit en marge a tout de suite attiré mon attention. Je l’ai photographié régulièrement pendant un an, raconte l’artiste, qui va faire de la zone le coeur de sa pratique. J’ai entrepris une collecte de paroles, en parlant du lieu avec plein de gens rencontrés sur place : des enfants, des jeunes, des habitants des tours, des promeneurs avec leurs chiens. » Reflets des visages multiples du quartier, leurs propos se retrouvent, à la craie, sur des cimaises noires au centre de l’exposition. « J’aime qu’il y ait de la nature et des plantes », se réjouit l’un. « Il y a beaucoup de bastons, c’est les grands, et parfois les petits. » , s’inquiète l’autre. « Je regarde cette colline, je ne sais pas si c’est un lieu dangereux ou un terrain de jeu », s’interroge un troisième. COLLECTIF ET INTIME  Éléonore Forêt a recueilli des anecdotes étonnantes, comme celle du « beau et grand cerf déboulé de nulle part » qui, un jour, a traversé le rond-point de Magenta; l’artiste a également réalisé un diaporama et un moyen-métrage, entre fiction et documentaire, projeté en boucle dans l’exposition. « Dans le film, j’ai tenté d’imaginer ce que serait ma mémoire de la Butte d’ici trente ans. » explique celle dont le retour définitif en Métropole est prévu bientôt. Elle montre aussi une série de toiles et de nombreux dessins à la peinture, parfois enrichis de fragments d’impressions, d’épaisseurs de calque, de morceaux de scotch. On y retrouve les formes organiques du lieu, ses reliefs, sa végétation, les herbes et les fruits passés au filtre de son imaginaire nourri d’abstraction mais aussi de références à l’oeuvre de l’écrivaine Virginia Woolf, à laquelle elle emprunte les titres de ses tableaux. « Nous sommes ravis d’exposer un travail de cette qualité, entre l’intime et le collectif, qui fait la part belle au partage avec les gens. C’est exactement notre mission. » se félicite Petelo Tuilalo, responsable des arts plastiques au Centre Tjibaou. 

 

Antoine Pecquet

10 juin 2020 / émission RUO (Radio Djiido Kanal K)  (Nouvelle-Calédonie) https://www.radio.fr/s/djiido

Discussion entre Petelo Tuilalo et Éléonore Forêt sur une invitation du Centre Culturel Tjibaou NC :

 

09 juin 2020 / mise en ligne du teaser pour le  moyen-métrage "(Cinq contes de) la butte" de 2020.

Ecriture du scénario et réalisation : Éléonore Forêt

 

 

 

2 octobre 2019 / Poemart.nc

Poser un regard neuf sur sa ville, un regard inattendu, mettre en lumière des fragments urbains, souvent invisibles, tant ils font partie du quotidien. Voilà à quoi se sont attelés une quinzaine d’artistes portés par Miriam Schwamm, plasticienne, et Cécile Robert, médiatrice culturelle à la ville de Nouméa.

 

Impressions urbaines est née de l’envie d’explorer les innombrables procédés d’impressions, souvent anciens et méconnus, alliée à la volonté d’amener l’art et la pratique artistique là où on ne les attend pas. Miriam Schwamm, Alix Lucas, Eléonore Forêt et Cécile Robert se sont rendues dans plusieurs quartiers de la capitale pour réaliser des relevés d’empreintes in situ. Du cyanotype au gyatoku en passant par le monotype ou la prise d’empreintes, les procédés artistiques n’ont pas manqué de susciter l’intérêt des habitants et passants présents lors du passage des artistes.

Les motifs urbains ainsi capturés se muent en œuvres à part entière et dévoilent des facettes inédites de la ville telle l’estampe qui révèle formes et couleurs en plein ou en creux. Autant le savoir-faire requis pour ces techniques d’impression épate par la précision, autant le rendu laisse place à l’inattendu, à la surprise quand apparaît l’image imprimée. Et c’est ce qu’il y a de merveilleux dans ce processus !

En parallèle de ces interventions en plein cœur des quartiers, quatorze artistes ont quant à eux, répondu présent à l’invitation de Miriam Schwamm pour expérimenter les techniques traditionnelles d’estampe lors d’une résidence dans les ateliers du Centre d’art. Émulation créative durant une semaine qui a donné vie à une série aussi hétéroclite qu’inventive dans laquelle les vieilles cartes topographiques de Nouméa côtoient la SLN, les anciennes bâtisses ou encore quelques légendes urbaines locales.

L’ensemble est une réussite qui surprend et attise la curiosité. La ville se dévoile sous un visage à la fois singulier et poétique à travers ces « photographies » d’un autre temps. Pourtant, les procédés aussi anciens soient-ils, permettent la réalisation d’œuvres contemporaines qui éveillent l’envie d’en savoir plus sur les techniques utilisées in situ.

27 décembre 2016 / Le Télégramme

 

De la Pointe à la Fontaine, il n'y a qu'un pas. C'est en effet rue de la Pointe, à Recouvrance, que deux artistes plasticiennes, Éléonore Forêt et Stéphanie Max, inaugurent, tout au long de cette semaine, un nouveau lieu de résidence mis à disposition par la municipalité. « Il s'agit d'une expérimentation destinée à rendre visible le travail des créateurs en amont d'une exposition à la Maison de la Fontaine », explicite Sabine Teurtrie, chef de projets « arts plastiques » à la Ville de Brest. 

 

Les deux exposantes, déjà connues à travers Zar Ateliers, prolongent ainsi l'aventure autour de leur projet « Présence du Futur », qui regroupent des tableaux, des gravures, des dessins ou encore des photographies liées au plateau des Capucins, qui achève sa mue. « Au départ, on avait imaginé exposer au coeur du nouvel écoquartier, précise Éléonore Forêt. Mais finalement on est bien ici, entourées de vieilles pierres ». La Maison de la Fontaine, située à proximité immédiate, accueillera donc « Présence du Futur » du 19 janvier au 28 février. Une troisième vie, en quelque sorte, pour cette expo qui avait vu le jour début 2016 rue Jean-Jaurès, avant de migrer rue de Saint-Malo, dans le café « Au coin d'la rue », l'été dernier. 

 

Si leurs collègues Jing Li et Kenan Olier les rejoindront pour le vernissage du 2 février, Éléonore Forêt et Stéphanie Max préparent déjà plusieurs rendez-vous publics, soit cette semaine à la résidence de la rue de la Pointe, soit pendant l'exposition. « Notre but, c'est avant tout de faire connaître Brest par le regard que nous portons sur elle en tant qu'artistes », résume la dernière citée. Un bon moyen, en tout cas, de donner au plateau des Capucins une dimension esthétique avant qu'il ne devienne, très bientôt, un haut lieu du tourisme local. 

16 juillet 2016 / Le Télégramme

 

En attendant d'achever sa mue, le plateau des Capucins attire l'oeil des artistes. Il est actuellement le thème d'une exposition intitulée « Présence du futur », qui réunit une douzaine d'oeuvres dans les locaux de Zar Ateliers, jusqu'au 30 juillet. Dans cet espace de création, Éléonore Forêt est dans son élément : « Je m'y suis souvent baladée et l'idée d'une expo a fait son chemin », explique l'organisatrice, qui partage l'affiche avec le peintre Kenan Olier, la graveuse Stéphanie Max et la photographe Jing Li. 

 

Ces « regards croisés » cohabitent dans une surprenante harmonie visuelle. À l'arrivée, cela produit autant d'éclairages inédits sur les bâtiments du plateau. « Le décor va encore changer, alors on reste attentifs, reprend la dessinatrice. Pour le moment, nous ne présentons qu'un avant-goût de notre travail, en attendant de pouvoir exposer ailleurs ». En août, les oeuvres feront escale au café associatif « Au coin d'la rue ». Ensuite ? « Ce sera en fonction de la demande, reprend la dessinatrice. L'idéal serait d'exposer sur le lieu même qui a inspiré le projet ». Une demande a été envoyée dans ce sens à la mairie. Éléonore Forêt veut en tout cas s'implanter dans le paysage brestois. « Cette ville est saisissante en matière d'architecture et de lumière, estime-t-elle. Mais il faut soutenir davantage les artistes. On manque d'ateliers municipaux, par exemple ». Un autre message d'avenir ? 

28 mai 2013 / Ouest France

La troisième exposition de la saison de la galerie du Pontgirard est consacrée à la Brestoise Eléonore Forêt et au Sarthois Michel Berton. Alain Bancharel, président des Jardins du Pontgirard, les a présentés.

Eléonore Forêt, diplômée des Beaux-Arts de Rouen, consacre son activité artistique au dessin, avec dans un premier temps des portraits et des scènes de la vie quotidienne. Ses sources d'inspiration se concentrent sur deux sujets principaux, le lieu et l'instant.

Elle photographie ainsi des espaces bâtis ou en devenir, des ruines ou des chantiers de construction, puis les dessine et y intègre des éléments imaginaires, couleurs, intrusion d'accidents graphiques, déploiement d'éléments naturels envahissants.

Au Pontgirard, elle présente deux séries principales : La Manche, et Brest.

Michel Berton a un style particulier. Très jeune, il étudie la peinture à l'huile. C'est là qu'apparaissent un de ses thèmes préférés, les fleurs, il y reviendra plus tard. C'est toutefois à l'armée qu'il découvre sa vocation et apprend l'art de la photographie. Il sait alors capturer des regards, des moments insolites.

Dans les années 70, il commence à voyager à travers le monde pour différents magazines. Puis il se met à photographier des enfants, et son don exceptionnel pour capturer « le moment » devient sa signature. À travers ses photos et sa peinture, Michel Berton invite à partager le secret de ses sujets.

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Teaser pour le moyen-métrage "La Butte" 2020 (réal. Éléonore Forêt)

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